Union Française de Philatélie Polaire - SATA

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Archives 2018

B - Terres Polaires - Décembre 2018 - n° 193

Rédigé par ufppsata - -

 

Sommaire du n° 193
 
PAGES                                                                      
2 Pour prendre contact...
3 Sommaire - Edito
4
De la part de la rédaction de Terres Polaires
5
La vie de l'UFPP-SATA
          - Groupe Grand Est Lorraine
6
La vie de l'UFPP-SATA
          - Groupe Ile de France
7
La vie de l'UFPP-SATA
          - Groupe Poitou Charentes Aquitaine
8 Un zoom sur l'AG 2018
9 17/10/2018 Crozet Hommage à Albert Faure
12 Un pli, une histoire Antartica Mid-Winter Airdrop
13 Quelques rappels pratiques
14 Chronique des timbres étrangers
17 Quelques rappels pratiques (suite)
19 Nouveautés des TAAF

2018/12 - Le Champlain

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Le Champlain achève sa tournée de ravitaillement des îles Éparses

12 décembre 2018

Le 7 décembre 2018, le bâtiment multi-mission (B2M) Champlain a achevé sa tournée de ravitaillement des îles Éparses (TRDI) dans le canal du Mozambique.
Quatre fois par an, le bâtiment assure le soutien logistique des détachements de l’armée de Terre d’Europa, de Juan de Nova et des Glorieuses, en passant par Mayotte.
Lors de cette dernière mission, il a livré 38 tonnes de combustible, 47 tonnes de fret (nourriture, munitions, matériaux de construction) et récupéré 170 m3 de déchets.
Ces îles paradisiaques restent difficiles d’accès. En effet, leur hydrographie parcellaire complique la navigation, les créneaux météorologiques et les marées rythment l’ouverture des chenaux dans le lagon et les opérations logistiques. Sur les plages et les aires de manœuvre, les fûts, les sacs de gravats ou de ciment passent de main en main.
Tous les moyens sont mobilisés pour garantir le chargement et le déchargement de la cargaison dans les meilleures conditions.
Entre ces îles, le Champlain patrouille dans les eaux françaises du canal du Mozambique. Certaines sont contestées, d’autres sont sujettes à des activités de pêche illégale soutenues. Sur le Banc du Geyser, à 60 milles nautiques des Glorieuses, le bâtiment a ainsi verbalisé deux embarcations de pêche et rejeté à la mer 1.1 tonne de poissons.

 

                             

 

                               

 

    

 Sources : Intramar - R. Venturini

 

2018/11 - Le Nivôse

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Fin d’ATM pour le Nivôse - 21 novembre 2018


Grâce aux efforts conjoints des industriels, du SSF et de l’équipage, le Nivôse sort de son arrêt technique majeur fort de ses nouvelles installations. Le retour à la Réunion marque la fin d’une période d’indisponibilité qui aura duré deux mois et demi.

Délocalisé à l’île Maurice, au chantier naval de l’Océan Indien (CNOI), le chantier a demandé beaucoup d’attention et de coordination entre les différents acteurs.
Entre les travaux de peinture, le changement de certaines pièces, la réfection du poste équipage, la réfection de la PLH, l’entretien des locaux, les visites moteurs, l’entretien de la tourelle de 100m, les marins du Nivôse ont travaillé dur pour tenir les délais impartis.
De plus, la chaleur, le bruit, et la culture locale ont demandé un temps d’adaptation et ont également contribué à rendre le chantier éprouvant.

L’équipage est désormais concentré sur la prochaine étape : la remise à niveau des compétences individuelles qui s’effectuera lors d’une semaine à la mer début décembre. Les premiers essais du matériel, effectués sur le trajet de retour à la Réunion, ont été concluants. Le Nivôse prépare son retour dans le cycle opérationnel en pensant déjà à la prochaine mission : les Terres Australes et Antarctiques Françaises.

 

Source : Intramar

2018/11 - « Les Îles Éparses »

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« Les Îles Éparses », un film avec Sylvain Tesson à bord du B2M "Champlain"  - 29 novembre 2018


Le dimanche 2 décembre à 22h00 la chaîne France Ô diffusera "Les Iles Éparses", un film de 50 minutes de Christophe Raylat retraçant l'embarquement de Sylvain Tesson, Ecrivain de Marine, à bord du "Champlain". (à voir en Replay)

Ce dernier a accompagné pendant plusieurs semaines le B2M dans sa tournée de ravitaillement des îles Éparses autour de Madagascar. A bord du "Champlain", l’écrivain partage donc le quotidien des marins partis livrer plus de 30 tonnes de fret aux détachements militaires, garants de la souveraineté française sur Europa, Juan de Nova et les Glorieuses.

Profitant des journées de déchargement, il porte un regard très juste et lucide sur le statut particulier de ses îlots français dispersés autour de Madagascar, des écrins fragiles au cœur d’enjeux écologiques, économiques et géopolitiques majeurs.
Il nous fait découvrir ces îles qui ne sont pas toutes aussi paradisiaques qu’elles le semblent. Sanctuaires pour les tortues vertes, mais aussi terres inhospitalières, chargée d’histoires tragiques, comme celle des esclaves oubliés de Tromelin, que Sylvain évoque avec émotion.

À chaque étape du voyage, l’écrivain offre une vision poétique de ces petits bouts de France, dispersés dans l’océan Indien, et que les militaires français s’obstinent à maintenir au sein de la République, levant chaque matin les couleurs face à un public de crabes, sur des plages éblouissantes, bordées d’eaux turquoises.

 

Source : Intramar

 

2018/12 - L'Astrolabe

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L’Astrolabe retrouve la terre Adélie - 29 novembre 2018

 

 

Le patrouilleur polaire L’Astrolabe a réalisé sa première rotation de l’été austral entre Hobart et la terre Adélie au profit de l’Institut polaire français (IPEV) et des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Parti le 6 novembre de Tasmanie, il a fait étape le 9 novembre à proximité de l’île australienne de Macquarie pour y débarquer 11 personnes. Puis il a accosté à la station Dumont d’Urville le 15 novembre.


Outre les 18 passagers débarqués, il a pu livrer 485 m3 de gazole « special antarctic blend » ainsi que 150 tonnes de fret à la station. Fait rare, un accostage à Dumont d’Urville dès la première rotation au mois de novembre ne s’était pas vu depuis la saison 2006.

Vivez le temps d’une traversée la vie des marins de L’Astrolabe...
« Il a d’abord fallu retourner affronter les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants. Traverser le royaume des tempêtes. Se faire bercer violemment, comme à chaque fois que l’on prend le large et que l’on quitte Hobart. Accéder à l’exceptionnel a un prix. Il nous demande de serrer les dents. Et cette première rotation n’a pas fait exception à la règle. Là-bas, la mer n’est jamais clémente. La brume se densifie. Elle nous enveloppe de gris. L’ambiance est surnaturelle. On traverse cette fameuse zone de convergence antarctique qui marque la limite des eaux glaciales. Ce phénomène météorologique, c’est la porte d’un autre monde. Un monde où presque personne ne va. « Toujours plus sud ». Le brouillard se dissipe lentement et les premiers icebergs se montrent. Ils se font de plus en plus en plus nombreux, de plus en plus majestueux. Ils nous conduisent vers le pack immaculé. Le bleu sombre de l’océan et le bruit des vagues qui se fracassent violement contre le rouge vif de la coque disparaissent et laissent place au paradis blanc. Les éléments se stabilisent. Les passagers se verticalisent de nouveau et ressurgissent de leurs cabines, un appareil photo autour du cou. On navigue dans les glaces. L’excitation bat son plein. La passerelle est en émulsion et ressemble à un énorme cockpit d’avion en lévitation au-dessus des nuages.


C’est au tour du bateau d’être violent face aux éléments. Il use de ses quelques 4200 tonnes d’acier pour fendre la glace. Impitoyable. On entend craquer et frotter. Une bonne étoile nous conduit à franchir cette glace rapidement. Et nous voilà déjà dans la polynie, cette zone d’eau laissée libre par une banquise qui a débâclée exceptionnellement tôt. Elle nous donne accès au continent Antarctique : nous sommes le 15 novembre 2018 et nous voilà ! L’Astrolabe est aux pieds de Dumont D’Urville où il s’apprête à recevoir un accueil chaleureux et apprécié. Les opérations de déchargement et de ravitaillement sont un succès, elles s’effectuent rapidement sous un soleil qui rappelle à l’ordre sur le champ quiconque se serait abstenu de crème solaire. Le temps d’immortaliser la richesse des paysages et de la faune locale qui donnent de l’éclat aux pupilles. Une ou deux poses avec des manchots empereurs pour le panache et une raclette sur la banquise pour ajouter de l’exceptionnel à l’aventure. Il est temps de reprendre la mer. Terre Adélie : A bientôt ! ».

 

                                      

 

                                                                            

                                                          

 

Source : Intramar